Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu-avec-nous (Matthieu 1, 23).

À l’école, à l’occasion du spectacle de Noël, le petit Grégoire reçut le rôle de l’aubergiste. En réalité, il voulait jouer le rôle de Joseph. Il ne pouvait pas tolérer l’idée d’être celui qui refuserait l’hospitalité à Joseph et à Marie. Malgré tout, il se comporta stoïquement dans les répétitions.

     Finalement, le soir de la grande première arriva. Joseph et Marie s’approchèrent de la porte de l’aubergiste, Joseph frappa et l’aubergiste Grégoire ouvrit. Le jeune acteur jouant le rôle de Joseph dit sa répartie et demanda un logement pour lui et sa femme, et Grégoire lui répondit ce qu’il devait : « Je suis désolé. Il n’y a pas de chambre libre dans mon auberge. Tout ce que j’ai, c’est une étable. Vous pouvez rester là si vous voulez ».

     Mais comme Joseph et Marie s’en retournaient, Grégoire ne pouvait plus tenir. « Attendez! ne partez pas! », cria le petit aubergiste. Les acteurs et l’assistance étaient renversés par ce changement soudain dans le script. « Avant de vous en aller », balbutia l’aubergiste, et se souvenant alors d’une chose qu’il avait souvent entendu dire par ses parents à leurs invités : « n’entrerez-vous pas prendre un verre? » (Connections, 1992).

LIEN : Le nom d’Emmanuel se traduit « Dieu-avec-nous ». Mais encore faut-il que nous acceptions qu’il soit avec nous. Quel accueil faisons-nous dans notre vie de tous les jours à ce Dieu qui a voulu devenir l’un des nôtres? Le quatrième dimanche de l’Avent ne serait-il pas l’occasion de prendre des résolutions : que le chant des anges ne tombe pas dans le silence après la messe de minuit; que la joie que nous manifestons dans nos cartes de Noël soit partagée à tous ceux et celles qui nous entourent; que le soin et la générosité avec lesquels nous faisons l’achat de cadeaux pour ceux que nous aimons se transforme en volonté tout aussi généreuse de servir ceux qui n’ont pas la chance d’être aimés; que le Jésus de la crèche vienne habiter nos maisons et nos cœurs chaque jour de l’année?