
« Pour le moment, évidemment, nous avons porté plainte. Notre but est rechercher la vérité. Les avocats sont au travail, c’est-à-dire que les enquêtes sont en train de se faire. Et nous demandons aussi qu’au moment venu, qu’on mette à notre disposition tous les documents nécessaires pouvant permettre de faire la lumière sur cet assassinat», a indiqué Monseigneur Samuel Kleda, archevêque métropolitain de la ville de Douala et président de la Conférence épiscopale nationale.
Au cours de ce séminaire annuel, les évêques entendent mettre un accent sur la formation presbytérale. « Être prêtre aujourd’hui, c’est un défi, dans une situation qui change. Il faut bien se préparer pour aider ses fidèles parce qu’il faut vivre dans la foi et avec la foi et répondre à leurs questions », a expliqué Monseigneur Cornelius Esua Fontem, archevêque de Bamenda. Ce dernier a profité de l’occasion pour présenter la situation sociopolitique dans le Nord-Ouest, une des régions anglophones du Cameroun en crise.
« A Bamenda, ça change un tout petit peu parce que les écoles fonctionnent, surtout dans les villes. Mais dans les villages, c’est autre chose. Malgré tous les problèmes sociopolitiques, il ne faut pas compromettre l’éducation des enfants. C’est capital, ces enfants là, ce seront les dirigeants de demain », a-t-il exposé. Il appelle à un dialogue sincère et honnête. « Il faut appeler tous les partenaires dans ce problème à chercher le dialogue. Le dialogue dans la vérité et dans l’honnêteté. On ne peut pas avoir la réconciliation sans avoir le dialogue, on ne peut pas avoir la paix sans la réconciliation. Nous pensons que le dialogue, c’est capital », a-t-il exhorté.