JesusAndDevil

Lectures de la messe

  • Première lecture Dt 18,15-20: « Je ferai se lever un prophète ; je mettrai dans sa bouche mes paroles »
  • Psaume 94 (95): Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.
  • Deuxième lecture 1 Cor 7,32-35: La femme qui reste vierge a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée 1 Co 7, 32-35
  • Évangile Mc 1,21-28: « Il enseignait en homme qui a autorité »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21-28.
Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Les scribes et les docteurs de la Loi commentent l’Écriture ; ils en sont en quelque sorte les haut-parleurs. Ils ne sortent rien d’eux-mêmes, sinon des interprétations d’une Parole qui les dépasse. Avec Jésus, voici justement cette Parole éternelle. Elle vient annoncer du nouveau, du non encore entendu. Certes, comme il le dit aux disciples d’Emmaüs, c’est bien de lui que parle l’ancien texte, mais ce n’est pas dans ces écrits qu’il trouve ce qu’il doit faire. Au contraire, tout cela a été écrit, d’avance, en fonction de ce qu’il serait et ferait. Il ne se conforme pas à l’Écriture mais l’Écriture, sous forme de figures et d’anticipations symboliques, s’est conformée à ce qu’il serait. Il en est la règle d’interprétation. Pour nous, c’est le Christ qui donne autorité à la Bible, pas l’inverse. On se souvient du discours sur la montagne selon Matthieu, avec tous les « On vous a dit… et moi je vous dis… » La Bible, comme le dit l’Apocalypse, est un livre fermé, scellé : seule la vie du Christ peut en rompre les sceaux.

Allons plus loin : nos vies sont elles aussi inintelligibles sans la lumière projetée sur elles par le Christ. Ses premiers auditeurs sont surpris, sans doute choqués, de le voir sortir de lui-même tout ce qu’il leur dit. Autorité d’une parole qui va jusqu’à maîtriser les forces de la nature et les puissances du mal. Décidément, du nouveau est ici en train de se produire. Voilà quelque chose que l’on n’avait jamais vu, jamais lu. C’est alors que commence à se poser la question d’identité : Quel est donc cet homme ?

La question d’identité

Qui est-il, qu’est-il ? Cette question hante les récits évangéliques, jusqu’au bout ; en Matthieu 27,40, les ennemis de Jésus lui disent : « Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix. » En Jean 20, 28, après la Résurrection, Thomas nommera Jésus « mon Seigneur et mon Dieu ». Descendre de la Croix n’aurait pas suffi pour justifier cette appellation : il fallait que la mort elle-même soit traversée, non économisée. Dans notre évangile, « l’esprit mauvais » ne se pose pas la question d’identité : « Je sais fort bien qui tu es », dit-il. Jésus le fait taire parce qu’il ne veut pas que la vérité de sa personne soit divulguée : elle ne doit être découverte qu’à partir d’une réflexion sur ses actes et sur la nouveauté de ce qu’il dit sur Dieu et sur l’homme. Répétons-le, il y faudra la Pâque. Ce silence du Christ sur son identité est particulièrement souligné chez Marc ; c’est le célèbre « secret messianique ». Pourquoi un tel « secret » ? Parce que les gens attendaient un Messie triomphal, un libérateur politique, un organisateur de la société. Bien des textes de la Bible, le plus souvent métaphoriques, pouvaient justifier cette méprise. Une méprise qui durera : selon les Actes des apôtres (1,6), même après la Résurrection, les disciples lui demandent : « Seigneur, est-ce en ce temps-ci que tu vas rétablir le royaume en faveur d’Israël ? » Ne haussons pas trop vite les épaules : souvent l’Église a tenté de maîtriser la société civile et de réduire les pouvoirs publics à la fonction de « bras séculier ».
Le « cléricalisme » est-il tout à fait mort ? Jésus parle ailleurs que dans et par les lois.

Même les esprits mauvais lui obéissent

Laissons de côté, pour l’instant, la question du genre littéraire des récits de miracles et rendons-nous attentifs au fait que tous ces récits veulent nous faire comprendre que le Christ, et à travers lui Dieu lui-même, est ennemi de ce qui fait du mal aux hommes. Avec, au sommet de tout ce mal, la mort. Finissons-en avec le dieu qui punit, se venge, fait payer les dettes. Cela dit, nous pouvons nous demander comment nous en venons à nous associer à ce qui blesse les autres. La réponse est que nous sommes en proie aux « démons ». Au fond, nous avons du mal à admettre que nous avons de la valeur, que nous sommes aimés. Alors, nous essayons de nous prouver que nous sommes et valons quelque chose. Voilà notre démon ; il nous dit : « Si tu es le fils de Dieu, fais ceci ou cela… » Amasse de l’argent, prends le pouvoir, sois un personnage en vue. Idoles de la puissance, de la notoriété. L’appétit de jouir peut nous conduire à traiter l’autre comme un objet. On aime le foie gras et on aime son ou sa partenaire : même verbe, et dans les deux cas on peut dévorer et détruire. Amusez-vous à repérer, dans le langage érotique populaire, toutes les expressions de type alimentaire. Alors l’ange des ténèbres se déguise en ange de lumière. L’image de Dieu est alors détruite et ignorée en l’autre et en nous-mêmes. Mise à mort du Verbe qui nous fait être. Or, de cette mort le Christ ressuscite. Il chasse nos démons en nous faisant comprendre qu’aimer ne consiste pas à prendre mais à donner. À tous les dévorateurs que nous sommes, il dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps… »

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Nous assistons ce matin à la première sortie vraiment publique de Jésus telle que racontée dans l’évangile selon S. Marc. Le moment est solennel. C’est le jour du Sabbat. Nous sommes à la synagogue de Capharnaüm. Jésus y arrive avec 4 disciples qu’il vient tout juste d’appeler à le suivre. Il entre avec eux dans la synagogue. On dirait qu’il y vient pour un rendez-vous…

On a toujours hâte d’entendre un nouveau venu. On est curieux de savoir qui il est, comment il est. De la part d’un nouveau professeur, d’un nouveau politicien, les premiers mots, les premiers gestes sont importants. Ils donnent la couleur du personnage. Ils permettent à chacun de voir s’il a de l’autorité, s’il a du contenu, de l’envergure. On a hâte de savoir qui il est vraiment.

Aujourd’hui nous voyons le mystère de Jésus se dévoiler : il prend la parole, il enseigne. Il se montre sous le trait essentiel et premier de sa personne, de sa mission : celui d’un enseignant, et pas n’importe quel enseignant.

S. Marc ne nous transmet pas le contenu des propos du Seigneur. Mais il insiste pour nous dire que sa parole est neuve, intéressante, vivante. Il apporte un message de lumière, qui libère, qui fait du bien, qui annonce, on le sait, miséricorde et pardon. Jésus nous apprend de quel amour nous sommes aimés par le Père.

La parole de Jésus a de l’effet par sa nouveauté, son autorité. Jésus parle avec audace et grande liberté. Il parle de source ! Il dit vrai. C’est que lui-même il est la Parole de Dieu, le Verbe de Dieu. Il n’est donc pas surprenant que son discours provoque. Qu’il dérange. Qu’il fasse réagir les démons. Ils en sont troublés en effet. Ils ne tardent pas à se manifester pour un affrontement avec ce maître. Ils sont démasqués. Ils voient bien qu’ils sont perdus. Ils s’en prennent à Jésus, essayant de le contrôler, de le mettre en boite, en prétendant savoir qui il est. Jésus, lui, ne se laisse pas prendre. Nous voyons tout de suite qui est le maître, qui est le plus fort. « Silence! Sors de cet homme! »  Et Satan de lâcher son emprise sur le pauvre homme tout en faisant un tapage d’enfer.

Mais cet évènement, s’il est significatif, annonciateur d’une victoire totale, n’est qu’une étape  d’une lutte à finir. Un jour le malin voudra prendre  sa revanche sur Jésus. Un certain vendredi saint, il aura même apparemment le dessus. Sa victoire cependant sera de bien courte durée. Dieu le Père sauvera son Fils de la mort. Voilà le coup de force que Dieu accomplit pour son bien-aimé et pour chacun et chacune de nous. Il nous sauve avec son Fils, si nous voulons être ses disciples et entrer avec lui dans la vie, dans la lumière, dans la joie de Pâques, la joie du Royaume.

Déjà la victoire du Ressuscité nous ouvre tout grand  le chemin vers le Père. Notre espérance du Royaume se nourrit de Pâques. Avec le Christ nous sommes les plus forts. Nous ne sommes plus à la merci du péché, de la peur et de la mort. Nous sommes sauvés dans le Fils. Nous pouvons nous fier sur lui. Il est Rédempteur et Sauveur

Aujourd’hui Jésus nous invite à le suivre. Suivons-le joyeusement, fidèlement, courageusement. Gardons-nous de pactiser avec le mal et les ténèbres. Jésus ressuscité nous a menés à la lumière. Il nous donne de son Esprit. N’oublions pas que nous sommes enfants de Dieu grâce à lui.

Jacques Marcotte, o.p.
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L’Évangile commence par les mots suivants: “Jésus entra dans la synagogue le jour du Sabbat et commença à enseigner…” Considérons un peu le contexte de ce récit dans l’Évangile de Marc. Nous sommes au début de l’Évangile. Jésus a été baptisé et a passé quarante jours au désert, où il a été tenté; après quoi il est retourné en Galilée et a choisi ses disciples. Alors, dit le texte exact de l’Évangile, lui et ses disciples allèrent à Capharnaüm et immédiatement, le jour du sabbat, il entra dans la synagogue et enseigna. Il guérit immédiatement (encore cet adverbe!) un homme qui était affecté d’un esprit impur.

C’est là le début du ministère de Jésus selon l’Évangile de Marc, et c’est la première fois qu’il parle en public et le premier miracle qu’il accomplit. C’est à ce moment que les Évangiles de Matthieu et Luc placent le Sermon sur la Montagne. Quant à Marc, il ne mentionne aucunement le contenu de la prédication. La seule chose qu’il veut souligner est que Jésus parlait avec autorité, à tel point que tous étaient étonnés. Mais il y a plus. Les deux choses que faisait Jésus selon Marc sont: a) qu’il enseignait et b) qu’il chassait les esprits mauvais, et qu’il faisait l’une et l’autre avec autorité.

Marc souligne aussi le contraste entre l’esprit mauvais et Jésus. Dans la mentalité du temps, on croyait qu’il était possible de chasser un esprit mauvais en utilisant des formules et surtout, que l’on pouvait exercer autorité sur un esprit ou sur quelqu’un si on pouvait le nommer. C’est la raison pour laquelle l’esprit mauvais dit à Jésus: “Je sais qui tu es, le Saint de Dieu”. Il ne s’agit certainement pas là d’une déclaration de foi, mais d’un effort de la part de l’esprit mauvais pour prendre contrôle de Jésus. Mais Jésus n’utilise pas de tels artifices. Il dit simplement “Silence! (il a sans doute utilisé une expression plus populaire) et sors de cet homme.” Simplement un ordre, exprimé avec autorité!

C’est pourquoi le peuple est étonné: “il enseigne avec autorité, disent-ils, et il chasse les démons avec autorité.”

Il y avait dans le peuple d’Israël, avant la venue du Christ, trois fonctions ou médiations importantes, interdépendantes mais distinctes l’une de l’autre: celle du Roi, celle du Prêtre et celle du Prophète. Au Roi était confiée la sphère politique, et au Prêtre la sphère du culte; mais le Prophète était porteur de la Parole de Dieu dans tous les aspects de la vie, individuelle ou sociale.

Jésus s’est toujours manifesté non pas comme prêtre ou roi, mais comme prophète. Il était cependant un type de prophète totalement nouveau. Il n’est pas simplement le porteur des messages divins; il les énonce en son propre nom; et il exerce l’autorité sur les esprits mauvais en son propre nom. Plus tard il enverra ses disciples enseigner et expulser les démons également en son nom.

La guérison aussi bien que l’enseignement ne constituaient pas un service individuel offert à des personnes isolées; cela faisait partie de la construction du Royaume, et cela faisait également partie de l’acte messianique par lequel était inauguré le Royaume. C’était une oeuvre d’amour, introduisant le malade au pouvoir guérisseur du Mystère Pascal.

La célébration de l’Eucharistie est notre accès quotidien au pouvoir guérisseur de Jésus. Alors que nous la célébrons aujourd’hui, approchons-nous de Jésus avec foi, lui exposant toutes nos blessures et toutes nos maladies physiques, psychologiques ou spirituelles, et il nous fera accéder à une vie nouvelle.

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Dieu est médecin et médicament!“, disait bien à propos le saint capucin Léopold Mandic (1866-1942) à ses pénitents qui venaient à confesse chez lui, à l’Eglise de la Sainte Croix, à Padoue. Ces paroles retrouvent pleinement le passage d’Evangile que nous méditons aujourd’hui. En effet, dès les débuts de son Evangile, Marc présente Jésus comme un personnage extraordinaire par sa parole et par ses actes. Un maître qui suscite l’émerveillement, parce qu’il enseigne avec autorité morale (v. 22); et, en même temps, un thaumaturgequi peut éloigner un esprit mauvais par un seul geste et un ordre (“tais-toi, sors”) (v. 25-26). Crainte, surprise, popularité, admiration, et aussi tant de raisons d’espérer, sont les sentiments que suscite, «aussitôt partout» (v. 28) ce nouveau Rabbi, mystérieux et étonnant, dont la parole est convaincante et le geste puissant. De cette manière se manifeste dans la personne de Jésus le Prophète idéal que Dieu avait promis à son peuple par la personne de Moïse (I lecture). Ainsi Marc pose les jalons d’un chemin ouvert au catéchumène, et à tout chrétien, pour accéder progressivement à la connaissance du Christ. Il s’agit d’un itinéraire d’écoute et de recherche, passage des ténèbres à la lumière, vers la Pâque et la Mission.

L’épisode de l’homme qu’un esprit mauvais tenait esclave, qui crie et se démène, nous invite à méditer sur l’existence des esprits du mal. De différentes manières, toutes cruelles et dramatiques, ces esprits s’emploient à tourmenter des humains dans leur corps, leur esprit ou leur psychisme. Certaines de ces manifestations, considérées comme démoniaques, étaient, et sont toujours, de vraies maladies peut-être encore inconnues. Cela, tout le monde le sait, mais ne doit pas nous induire à douter de l’existence et de l’oeuvre mauvaise de l’esprit du mal. La négation de ce fait ne serait qu’une naïveté de plus, utile seulement à répandre davantage le mal dans le monde. Les Evangiles nous montrent de nombreux miracles de Jésus vers des victimes habitées de maux inhabituels physiques ou psychiques. L’action de Jésus vise une guérison qui est destinée à l’homme tout entier, dans son intégralité: Jésus soigne le corps, l’âme et l’esprit.

Tous les peuples connaissent depuis toujours la difficulté de maîtriser le mal, de s’abriter contre le mauvais destin, et en général contre toutes forces occultes et négatives. Ils ont eu recours, dans ce but, à la divination et à l’occultisme. Il se sont donc confiés à toute sorte de voyants, magiciens, sorciers, astrologues, devins et chamans, adeptes du spiritisme et de l’astrologie. Dieu avait déjà défendu à son peuple le recours à ce genre de pratiques (Dt 18,10-11). Tout un monde de tricheries qui exploite (entr’autre par de consistantes compensations économiques) les peurs irrationnelles et la crédulité des gens. L’ignorance à propos de Dieu pousse à s’adresser à toutes sortes de consolations fausses et illusoires qui créent des frustrations et aboutissent au désespoir. D’après l’expérience habituelle que vivent les missionnaires, en milieux païens et dans n’importe quels pays du monde, les craintes et les tricheries sont éléments typiques du paganisme. C’est le cas de beaucoup de chrétiens qui ne sont pas vraiment convertis au Christ et n’ont pas encore appris, d’une part à accepter les limites liées à la nature, et d’autre part à se confier à la protection du Père de la Vie, qui est pour nous amour et providence. Des résidus du paganisme continuent en effet de survivre parmi des croyants, et même des consacrés à la vie religieuse.

Un chemin de conversion est nécessaire pour tous, tout au long de la vie. La personne humaine naît païenne par nature, et donc pas chrétienne. Le Baptême n’est en fait que le début de ce processus de conversion. Or celle-ci consiste en une libération progressive des peurs, des idoles et de toutes formes de mensonges. En s’exposant sans voile à la vérité de l’Evangile, chacun fait l’expérience et donne à son tour la preuve de la libération intérieure qui jaillit de notre adhésion au Christ. Les Saints sont ceux qui, par la grâce de Dieu, ont atteint le plus haut degré de libération de toute forme de paganisme. C’est un fait que l’adhésion au Christ construit notre liberté, parce que c’est Lui -et Lui seul!- qui est la vérité qui fait de nous des personnes libres (Jn 8,32; 14,6).

La prédication de l’Evangile, bien que bienveillante et indulgente envers tous ceux qui se trompent ou sont spirituellement infirmes, se doit d’être forte et incisive contre le mal. Le fait que le possédé, dont parle l’Evangile d’aujourd’hui, reste d’abord tranquille à l’intérieur de la synagogue, mais seulement après, quand Jésus a parlé avec autorité, il commence à réagir et à crier contre Lui (v. 22-24), cela nous invite à réfléchir sur la force et l’authenticité de notre prédication. Elle ne doit pas être indulgente ou faible envers le mal par peur de gêner. Elle doit plutôt secouer les consciences, pousser chacun de nous à un changement de vie, à indiquer le chemin qui amène à une vraie rencontre avec Dieu et avec les frères humains, au sein de la communauté des croyants, fidèles au Christ. C’est la seule voie qui permettra à l’annonce missionnaire de l’Evangile d’exercer sa force libératrice: chasse les démons, soigne les blessures, transforme les coeurs.