Ecumenical Patriarch Bartholomew I of Constantinople kisses the head of Pope Francis during a ceremony at the St George church, the principal Greek Orthodox cathedral, on November 29, 2014 in Istanbul as part of a three day visit in Turkey. In a highly symbolic gesture, the pope asked Bartholomew to kiss his brow in a blessing and bowed his head to show humility. Francis and Bartholomew -- who enjoy warm relations -- are working to narrow the differences between the two Churches that date back to the great schism of 1054 that split the eastern and western Christian Churches. AFP PHOTO / FILIPPO MONTEFORTE

140 évêques grecs-orthodoxes représentant la hiérarchie des Églises grecques orthodoxes du monde entier sont réunis à Istanbul depuis samedi 29 août pour une rencontre de cinq jours organisée par le Patriarcat grec-orthodoxe.

Dans son discours d’ouverture aux participants venus d’Europe, des États-Unis, d’Australie et d’Asie le patriarche œcuménique Bartholomeos Ier a justifié cette « synaxe » (assemblée) par les bienfaits de la rencontre réelle, face à face, à l’heure de la communication virtuelle, nommant quatre thèmes d’échanges : la préparation du futur synode panorthodoxe, le rôle de l’Église dans les questions d’environnement, les questions éthiques et le dialogue avec les autres religions.

Le synode panorthodoxe, prévu en 2016, qui rassemblera également des représentants des autres Églises orthodoxes, devrait discuter les questions de l’autocéphalie ou autonomie accordée par les Églises patriarcales, du calendrier liturgique et des règles du mariage pour les membres du clergé.

Relations œcuméniques

Bartholomeos Ier a longuement évoqué les relations œcuméniques, une réalité habituelle pour les Églises de la diaspora grecque-orthodoxe dont les fidèles contractent fréquemment des mariages mixtes.

Le patriarche œcuménique a notamment souligné ses relations privilégiées avec l’Église catholique à travers le pape François, évoquant sa présence à l’installation du pape argentin en 2013 à Rome, leur rencontre en mai dernier à Jérusalem 50 ans après la rencontre historique entre le patriarche Athenagoras et Paul VI, la visite du pape François enfin à Istanbul en novembre dernier au cours de laquelle il s’était incliné pour recevoir la bénédiction du patriarche.

Primauté et communion

Devant les archevêques des juridictions grecques-orthodoxes d’Amérique, d’Australie et d’Europe, il a souligné le rôle majeur du siège patriarcal de Constantinople pour l’attention à l’environnement, qui lui vaut une reconnaissance internationale.

Bartholomeos Ier , « premier entre les égaux » (primus inter pares) orthodoxes, a encore évoqué son activité au service de la communion des Églises orthodoxes, notamment dans le conflit opposant les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem au sujet de la juridiction canonique dans l’Émirat du Qatar.

Depuis plusieurs années, le Patriarcat de Moscou, juridiction rassemblant le plus grand nombre d’orthodoxes dans le monde, conteste la primauté du patriarche œcuménique.

Christophe Chaland
1/9/2015
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