Léonie Martin bientôt canonisée?
Vers la béatification Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux.
L
’annonce officielle de l’ouverture du procès vers la béatification de Léonie Martin, sœur de sainte Thérèse de Lisieux, sera faite ce samedi 24 janvier à Caen. La sœur méconnue de Thérèse de Lisieux, Léonie Martin, visitandine à Caen, suscite depuis une quarantaine d’années, une dévotion croissante, particulièrement parmi les parents d’enfants difficiles et les personnes à la recherche de leur place dans la société.
Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux, annoncera officiellement l’ouverture du procès vers la béatification de sœur Françoise-Thérèse, plus connue sous le nom de Léonie, ce samedi 24 janvier, à Caen, au cours de la messe qu’il célébrera en la chapelle du monastère de la Visitation. Mgr Boulanger officialise ainsi le titre de « servante de Dieu » qui est désormais celui de sœur Françoise-Thérèse, première étape d’un long processus qui la verra peut-être un jour déclarée bienheureuse, puis sainte.
Depuis de nombreuses années, des personnes se confient à la prière de Léonie Martin, venant sur sa tombe au Monastère de la Visitation où elle a été religieuse de 1899 à 1941. Ces personnes témoignent de grâces reçues à la faveur de son intercession.
Léonie Martin a vécu une vie simple, cachée, humble à l’ombre du cloître. Elle a voulu vivre la spiritualité de saint François de Sales, en faisant « tout par amour et non par la force », selon l’expression de saint François. Elle a bénéficié de la découverte spirituelle de sa sœur sainte Thérèse qui lui a enseigné à vivre d’Amour dans les gestes les plus humbles et les plus quotidiens. Léonie a su témoigner par sa vie de la possibilité de la vivre pleinement, même à travers les limites qui furent les siennes (santé, caractère, épreuves…).
Le monastère de la Visitation de Caen s’est constitué « acteur de la cause en béatification et canonisation » de sœur Françoise-Thérèse, c’est-à-dire celui qui en est responsable devant la Congrégation pour les causes des saints.
Sœur Françoise-Thérèse, enfant difficile, la petite violette de Dieu.
Née en 1863 à Alençon, Léonie a difficilement trouvé sa place entre Marie et Pauline, ses aînées, et Céline et Thérèse, ses cadettes. De santé fragile, elle a aussi beaucoup souffert de la mort de sa sœur Hélène, à l’âge de 5 ans. Enfant difficile, elle devient le souffre-douleur de la bonne, qui la bat à l’insu de ses parents. Éveillée à la foi par sa sœur Sainte Thérèse de Lisieux, elle est attirée par la vie religieuse, adolescente.
Après une « enfance détestable », comme elle le dira elle-même, Léonie connaît une adolescence plus sereine. Comme ses sœurs, qui entrent au Carmel les unes après les autres, elle aspire à la vie religieuse, mais cherche sa voie dans la douleur. À trois reprises, elle ressort du couvent, d’abord des clarisses d’Alençon, puis deux fois de la Visitation de Caen. En 1899, elle fait son entrée définitive et, peu à peu, se pacifie.
Elle est devenue aujourd’hui le recours des parents qui rencontrent des difficultés dans l’éducation de leurs enfants.
